Accueil­Portail­FAQ­Rechercher­Membres­S'enregistrer­Connexion­Règles du RPG­Encyclopédie­S\'inscrire au RPG­La Météo­Nous faire part d\'une mis à jour­Requêtes­BDD
Le Paradis
 
Un son cristallin, une goutte de pureté, puis la vague ondulla le lac. Sephiros avait pris son envol, de toute sa grâce, vers les cieux magiques. Ceux qui accueilleraient bientôt la cité la plus étonnante qui soit. Celle que l'on nommera non sans la satisfaction de pouvoir y vivre un jour, le Paradis. Ce mot seul suffira à imprimer l'idée du bonheur dans les esprits humains. Les pauvres humains, qui n'accèderont à cette pseudo utopie qu'à leur mort. Et encore, ce n'est qu'une supposition...

Tout est venu de rien, il en est du moins ainsi pour le Paradis. Les nuages triomphaient dans leur ciel, ils dominaient le monde. Mais l'être premier, dans son unique venue, les dispersa tous. Il perça leur pureté douce et blanche, avant de s'imaginer une place. Une place qui pourrait se vanter d'être haut dessus même de ces finalements insolents nuages. Son nom, il n'y avait pas encore mis un point, ni même une majuscule, comme elle viendra plus tard. Ainsi, par un claquement de doigts comme une idée, Sephiros créa. Ce mot demeure le plus simple pour définir cet acte, pourtant si exceptionnel. Comme si par son unique volonté, tout pouvait se plier, se tordre et se détendre. Le pouvoir, si unique qui lui permit de donner naissance au Paradis. Un nuage au dessus des nuages. Car sur celui-ci, il n'y avait rien au début, hormis cette couche blanche, où l'on pouvait poser pied sans s'enfoncer.
Pour l'instant, la cité en elle-même ne reposait pas au statut d'idée. Ce n'était pas encore un murmure. Non, pour ce moment, demeurerait l'uniformité du blanc. Mais Sephiros inventa l'Homme, il inventa les Chérubins, il inventa les Séraphins. Il laissa encore son esprit vagabonder sur toute forme de vie, car la solitude l'emplissait. Malheureusement, son rêve, sa plus 'belle' création comme certains le disent encore, possédait une date de péremption. Et celle-ci atteinte, l'être mourrait. Il disparaissait. Ainsi, même les meilleurs des hommes finissaient six pieds sous terre. Sephiros, non satisfait, décida de les faire devenir Anges. 'Ange' devint le mot qui définit ceux qui vivaient au Paradis.
Mais le Paradis n'était pas l'endroit rêvé pour vivre : en effet, il manquait grandement d'évolution, et cette masse blanche finit par déplaire. Ainsi, tous les Anges construirent. Sephiros créait, eux, ils devaient se contenter de leurs bras. C'est de cette force commune que naquit le Paradis en tant que ville. Une ville qui ne cessait de s'épanouir. Elle prenait en ampleur chaque jour, chaque nuit. Même la plus grande des villes humaine ne pouvait concurrencer le Paradis. Il en resplendissait.


Puis, on commença à créer une politique, des gouvernants, tout ce qui pouvait constituer une bonne société. Mais toute société a ses démocrates corrompus. Et dans le cas précis, on échappa pas à la règle. Les Anges n'étaient que trop bons, mais ils n'échappaient pas aux sentiments, et en ce lieu, tout sentiment était banni. Ainsi, nombre d'Anges furent exclus, donnant naissance notamment aux Anges Déchus. Certains Anges gardèrent la rancune dans leur coeur, cette société n'était pas à leur goût. Elle ne leur déplaisait pas, oh non, bien pire que cela, ces êtres la haïssaient. Ils en voulaient à leur fondateur, à tous ses dirigeants. Et tout ceux qui ne désiraient plus suivre les lois décidèrent de se révéler, et de prouver que vivre ainsi n'était plus vivre. Dans leur plus grande partie, ils furent bannis, et rejetés hors du paradis, ce qui ne fit qu'attiser leur haine. Pour les autres, leur destin les conduit à se taire, toujours terrés dans le Paradis, prêts à agir quand le devoir le demandra, cherchant la moindre occasion pour se réunir à nouveau. Se battre pour la liberté des sentiments...
Mais, quand Vous même arriverez, vous ne pourrez voir que paix et harmonie, les tentions se dissimulent, les malheurs se cachent, tout s'oublie, dans ce blanc si pur. Ce blanc qui forma le Paradis, et qui on espère, ne disparaîtra pas. L'espoir, un bien grand mot, celui sur lequel fut basé l'Homme...
 
Retour à l'index